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20H00
"Amakwaya" L'Hexagone
scène Nationale de Meylan
Sur une idée de Benoit Thiebergien, Amakwaya propose une
audacieuse aventure, confronter les chants contemporains de l'ensemble
Soli Tutti aux polyphonies zouloues du choeur Colenso Abafana. Un
bleu azur inonde la scène, nous transportant directement
à Johannesburg. Un peu désorientés par une
chaleur à laquelle ils ne sont pas habitués, les français
chantent leurs mélodies écrites sous d'autres latitudes,
tentant de leur redonner un sens nouveau. Les africains leur viennent
en aide, leur tradition oral rencontrent leur mélodies savantes
qui peu à peu se décontractent et s'adaptent au climat.
La rigueur des mélopées européennes, influencée
par le naturel instinctif des harmonies africaines, s'adoucit. La
joyeuse décontraction du chur Colenso Abafana transmet
un peu de sa sensualité à l'ensemble Soli Tutti qui, maintenant,
danse et chante comme jamais il ne l'aurait imaginé.
22H00 "Djamchid
Chemirani et Jean-Pierre Drouet"
L'Hexagone scène Nationale de Meylan
On ne pouvait rêver meilleur exemple de ce que peut être
une migration esthétique réussie. Un maître
du zarb rencontre un maître du zarbi. Une homme qui a acquit
autant que l'on puisse acquérir de la pratique d'un instrument partage
son imaginaire avec un autre qui n'aime rien tant que démonter les
rouages de tout ce qu'il a apprit. Et pourtant entre ces deux musiciens,
au parcours en apparence opposé, se joue une osmose peu commune.
Un intense va et vient d'influences mutuelles s'anime dès
qu'il se mettent à jouer. Comme si ces deux virtuoses communiquaient,
non pas avec leur plus petit dénominateur commun, mais autour
de ce qu'il y a de plus particulier chez chacun d'eux. Et ce riche
esperanto, au lieu de nous laisser sur place, nous porte vers les
plus hauts sommets du jeu rythmique, de l'improvisation musicale.
Si le timbre est oriental, zarb contre zarb, l'accord est universel,
conjuguant harmonieusement, et sans mauvais compromis le sel de
la tradition avec l'essence de la liberté. Djamchid Chemirani
et Jean-Pierre Drouet nous donne un exemple implacable de ce que
devrait être la communication humaine, ouverte, tolérante
et généreuse.
22H00
"Les
percussions de Strasbourg et leurs invités"
L'Hexagone scène Nationale de Meylan
Les 38e Rugissants s'achèvent avec éclat en réunissant sur une même
scène 3 visions, parmi les plus abouties au monde, de l'usage des
percussions. Les œillades uniques et singulières des percussionnistes
de Strasbourg, le regard séculaire et virtuose du djembefolla Adama
Dramé, les clins d'œil superposant innovations et traditions de
Carlos Rizzo.
Tout d'abord le rideau se lève sur une forêt d'instruments, entrent
les six Strasbourgeois qui exécutent avec tendresse une pièce atmosphérique
de Jean-Marc Singier. D'étranges instruments, évoquant les cuicas
brésiliennes, y sont mis en vedette. De ces fûts de tailles différentes,
traversés de tiges coulissantes, les musiciens tirent des pleurs
mélodieux peu enclins à transmettre de la tristesse.
La seconde pièce est l'occasion d'une rencontre avec Carlos Rizzo.
Ce grand spécialiste italien du tambourin sait faire vibrer leurs
peaux et battre leurs cœurs comme personne. Il s'est affranchi depuis
longtemps de la riche tradition de son pays pour aborder les langages
contemporains et leur apporter de furtifs accents rustiques. Après
ce dialogue européen, la pensée moderne s'affronte avec le rythme
initial africain ? Les deux extrêmes percussifs s'entrecroisent
d'abord sur une composition de Jean-Pierre Drouet puis sur une autre
d'Adama Dramé.
Un seul et antique tambour pour tenir tête à une multitude de propositions.
Un maître brillant de la frappe essentielle face à des experts du
chemin de traverse. Cela donne un dialogue où alternent les fulgurances
intuitives et les savantes hypothèses. Ce processus visiblement
bien vécu par les deux parties, renforce les deux points de vue,
et au lieu d'en créer un troisième, les rapproche jusqu'à les rendre
intime.
Jean-Pierre Drouet qui s'est faufilé sur scène depuis déjà un moment,
et s'y comporte comme un enfant dans un magasin de jouets, est rejoint
par son ancien maître et ami Djamchid Chemirani et Carlos Rizzo.
Dix musiciens d'élite sont alors réunis, formant une palette d'une
incroyable sensibilité. Ils nous offrent le privilège d'observer
une migration esthétique ambitieuse. Son amplitude s'étend non seulement
sur trois continents mais elle prend sa source dans une époque immémorial
pour éclore devant nous dans un présent visionnaire. Un présent
sur lequel on aimerait bâtir le futur de l'homme, joyeux de se souvenir
et heureux de marcher sans peur vers l'inconnu, sans désir de vaincre
autre chose que ses propres limites.
Benjamin
MiNiMuM
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Galerie
d'Images
Interview
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Djamchid Chemirani
9'28"
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Vidéos
[1] [2]
[3]
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Amakwaya
2'02"
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Djamchid
Chemirani et Jean-Pierre Drouet
5'51"
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Percussions
de strasbourg et invités
5'51"
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