Edito
[07 décembre 2001]
Ancien Musée
de Grenoble (France)

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20H00
"Grand
pulse #1 : François Raulin et le Micromegas Brass Band Adama Dramé"
La Rampe à Echirolles
Ouagadougou, Burkina Faso. François Raulin, pianiste et compositeur
français, rencontre Adama Dramé, percussionniste djembéfola. Il
lui propose de se joindre au "Micromegas Brass Band" pour apporter
une dimension nouvelle, une étendue de souffles et de vibrations
africaines pour réchauffer ces trompes et trompettes venues du Nord.
Fanfare,
orchestre, Brass Band, c'est à des cultures d'origine ouvrière,
comme celle du nord de l'Angleterre que nous devons ces formations
de cuivres soudées exprimant d'une seule voix les désirs et les
espoirs de leurs vies. De cette migration entre la France et le
Burkina Faso naissent un mouvement et un récit placés au centre
de l'instrumentation.
Adama et ses mains vibrantes d'une rythmique viscérale et transcendante,
est assis, fier de sa tradition, au centre de la scène. Installé
en arc de cercle derrière lui, l'orchestre développe des thèmes
jazzys. Adama donne le temps et fait chanter les branches et les
anches des instruments à vent.
Autour de lui, trompettes, clarinettes, hautbois, saxophones, trombones
et autres grosses voix basses modulent leurs sonorités gutturales,
restituent au djembé les chocs et frappes toniques qui pulsent sa
peau passionnée et parlante. Lyrisme ludique d'une passion partagée
qui nous touche par son immédiateté et son énergie. Du plaisir à
couper le souffle.
Nicolas
Andureau
21H00 "Falak"
La Rampe à Echirolles
Une rencontre sous une voûte étoilée, " Falak ", le pont entre deux
familles de percussionnistes, deux rites, deux cultures. Comme une
veillée autour d'un feu d'été, nous voilà embarqués dans un balancement
entre zarbs et balafons, assis dans la ronde des mélodies et des
rythmes, dans l'enchantement des sonorités croisées.
Tandis que les baguettes des frères Taoré tintent à folle allure
le long des balafons, les doigts de la famille Chemirani ne cessent
de courir sur les zarbs et autres peaux et bois. Les appoggiatures
précèdent les sons sourds, les frottements frisent avec les timbres
des calebasses.
Neba Solo et le trio Chémirani, des uns vers les autres, ils créent
un carrefour entre le Mali et l'Iran aux nuances et subtilités variées,
l'idée d'une fusion de deux groupes d'étoiles, la magie d'une rencontre
réussie.
Maud
Mesnier
22H30 "Grand
Pulse # 2" Ancien musée
Où nous retrouvons les principaux protagonistes du début de soirée,
François Raulin allégé de ses baguettes de chef d'orchestre au profit
d'un piano demi queue et Adama Dramé fidèle à son djembé. Sur la
petite scène du cabaret Matisse, ils retrouvent le contrebassiste
africanophile, Jean-Jacques Avenel. Dans une ambiance suave les
trois compères proposent un jazz décontracté et chaleureux .
Là où un trio ordinaire se serait contenté de revisité avec plus
ou moins de bonheur les standards qui s'imposent dans ce genre de
configuration très jazz-club, Avenel, Dramé et Raulin crée une zone
franche à mi-chemin entre le jazz, ses origines et son futur.
Jean-Jacques Avenel délaisse sa familière contrebasse pour enlacer
avec tendresse sa kora. Il caresse les cordes de sa harpe africaine
avec tendresse et délicatesse obtenant d'elle des frémissements
inédits. Son sens aigu du chaloupement et son amour respectueux
de la musique mandingue accentue les rondeurs de l'instrument sans
en altérer les saillies cristallines. Instant magique et très symbolique
de cette rencontre, où les trois hommes abolissent leurs frontières
d'origine, inter-changent leur rôles et nous font douter un instant
de l'immuabilité des contours de la planète.
Benjamin
MiNiMuM
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Galerie
d'Images
Interview
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Adama Dramé
9'28"
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Vidéos
[1] [2]
[3]
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Grand
Pulse #1
2'02"
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Falak
5'51"
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Grand
Pulse #2
5'51"
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