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20H00
"Puce
Muse 38" Théâtre en Rond de Sassenage Dès que nous pénétrons par le haut de la salle nous sommes plongés dans un univers parallèle. Un geyser de lasers bleus jaillit du centre de cette nouvelle terre. Dans sa course à travers la brume qui couvre murs et plafond il entraîne un essaim de bulles lumineuses, alors que des gouttes de pluie électronique séchappent des hauts parleurs du processeur Spatial Octophonique. Ce système de diffusion tridimensionnelle, breveté par Puce Muse, redonne aux sons une liberté de mouvement sans égal. Rémy Dury et Serge de Laubier prennent place de chaque côté du demi cercle de la scène. Aux commandes de leurs Méta-Instruments, les musiciens semblent enfourcher des bicyclettes cosmiques. A Laide des commandes de leur joysticks dorés ils déclenchent paysages sonores et mélodies visuelles. Un écran courre le long du fond de scène, des volutes géométriques sy adonnent à des ébats ludiques, inspirés par le cortège des notes et des bruissements. Contrôlé par Serge de Laubier un homme virtuel monte un escalier, traverse la salle au dessus de nos têtes et redescend en direction de la méta-machine de Rémy Dury. Les sons qui suivent le claquement de la porte inaugure un autre monde, celui du philosophe Daniel Robert Dufour. Ces mots sur lécran forment des forêts, des vagues et des villes nouvelles. Rémy Dury, attrape quelques phonèmes et les organisent dans des arias où les mélodies semblent mues par les écarts extravagants dun élastique. Les morceaux se succèdent, perdant parfois léquilibre et le rattrapant de justesse, évitant que ces mondes éloignés ne finissent par ne nous faire retomber à notre réalité davant le spectacle. Mais les sonorités que les deux musiciens promènent sont suffisamment pertinentes pour nous ramener dans leur quotidien dextravagance. Au court du périple les deux métanautes posent le pied hors de leur véhicule et récupèrent près de leurs engins de longues perches fines. La prise en main est perturbée par quelques phénomènes inconnus, le spectacle fait une pause. Quand nous repartons, Puce Muse nous démontre la vraie nature des ustensiles récalcitrants et organisent un rodéo. Les lassos sifflent en déplaçant lair de plusieurs constellations déclenchant au passage des tornades détoiles affolées. Le bivouac achevé, nos guides reprennent la visite. Après quelques détours pittoresques, on entrevoit le bout du voyage, les mouvement de matière sintensifient. Mais avant de nous débarquer, Serge de Laubier et Rémy Dury lâchent un chapelet de bombes, comme sils avaient le désir de ne plus rien laisser derrière eux à la même place, comme pour jouir du plaisir de tout à nouveau inventer. |
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