Edito
[23
novembre 2000]
Ancien Musée de Grenoble (France)
Et bien
voilà cest parti, les 38èmes vont pouvoir rugir
!
Introduction
Après les discours amplifiés, des différents
initiateurs et supporters officiels du festival, Benoît Thiebergien,
directeur artistique, fait chanter la première machine. Lamelles
et cylindres délivrent alors la dose inaugurale de musique mécanique.
Pendant que la petite boîte, qui symbolise lédition
2000, finit de dérouler sa mélodie métallique,
Rémy Dury -la moitié de Puce
Muse 38- sinstalle derrière son méta-instrument.
Lhomme déploie précautionneusement des leviers dorés,
pianote sur un pavé numérique de plastique rouge ou enfonce
des pédaliers pour moduler des algorithmes enfermés dans
un ordinateur portable. Cloches cristallines et fréquences rugueuses
sentrecroisent. Au bout dune course futuriste, on se retrouve
à gravir les marches dun escalier. Une porte bruyamment
souvre et Rémy Dury laisse les commandes à son acolyte.
Sous leffet des gestes de Serge de Laubier, des phrases de piano
se tordent; des sons innomés se tortillent. De larges fresques
emplissent nos oreilles sans pour autant nous noyer dans des paysages
trop capiteux. Après les applaudissements, les personnalités
locales sagglutinent près de linstallation et les
artistes commentent les interconnections entre les parties mécaniques,
électroniques et corporelles engagées dans ce fructueux
effort sonore.
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Pétillement
daurores
A 20h30, 200 personnes sinstallent dans la grande bibliothèque
de lAncien Musée de Peinture pour assister au premier spectacle
public
Le pari de celui ci est fou : transposer, en images et en sons, les aurores
boréales illuminant la nuit norvégienne. Des relevés
de magnétomètres traversent des lignes internet à
haut débit, transitent par les logiciels utilisés par le
compositeur Olivier Strauch et le planétologue Jean Lilensten.
Les chiffres, traduits en vibrations, animent un écran et ensuite
séchappent des hauts parleurs. Les points de lumières
mauves sétalant lentement et les particules crépitantes
ne sont pas présentés seuls. Des photos scientifiques sont
projetés sur deux autres toiles. Une voix explique les phénomènes
auroraux, une autre nous conte les trolls. Le choeur Nota Bene est au
milieu du public, en 45 minutes et trois stations, il traverse la longue
salle en chantant notes, onomatopées et mots tirés des textes
lus. Les éléments ont du mal à sunir, peut-être
à cause de larchitecture et de lacoustique de la salle
majestueuse tapissées de livres factices ; peut-être à
cause de réglages imparfaits. Les éléments évoluent
sans vraiment se rencontrer, les sens se battent un peu en duel. Que dois
je regarder ? Quai-je entendu ? Par instant, latmosphère
pétille mais elle néclate pas. Elle distrait, mais
ne procure pas cette chaleur colorée merveilleuse qui, aux aurores,
illuminent des cieux pourtant polaires.
Mais ce nest que la première représentation dun
projet poétique ambitieux et lunivers, lui non plus, ne sest
pas fait en un jour.
Textes de Benjamin
MiNiMuM
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Musiques
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Extrait
de "Pétillement d'aurores"
2'17"
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Interviews
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Interview
par Christine Martinez
de "petillement d'aurores"
11'11"
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Olivier
Strauch, (Compositeur)
Jean Lilensten, (Planétologue)
Patrick Reboud, (assistant de réalisation)
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Galerie
d'Images
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